Poissy, cette mosaïque de notre beau pays!
- 26 févr.
- 3 min de lecture

Discours, Place Racine, Poissy, le 21 Février 2026
Mes chers amis,
Mes chers Pisciacais,
Ce qui s’est passé ici, samedi 14 février, place Racine, ne ressemble en rien à Poissy.
Ne ressemble en rien à notre histoire.
Ne ressemble en rien à la démocratie.
La démocratie, ce n’est pas cela.
D’aussi longtemps que je me souvienne, jamais Poissy n’a connu une telle violence lors d’une séquence électorale.
Jamais on n’a vu un élu et son équipe volontairement pris à partie.
Jamais on n’a vu des engins explosifs tirés en direction d’habitants réunis pour parler de leur ville.
Ces tirs de mortier auraient pu tuer. Il faut avoir l’honnêteté de le dire. Nous sommes passés tout près du drame.
La violence est inacceptable.
Elle ne sera jamais une méthode.
Elle ne sera jamais une réponse.
Comme l’écrivait Albert Camus : « La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité. »
Et j’ajoute : c’est surtout la protection de chacun.
Au moment où nous nous réunissons aujourd’hui à Poissy, d’autres se rassemblent à Lyon pour rendre hommage à Quentin, sauvagement assassiné la semaine dernière en marge d’un rassemblement. Le climat que traverse notre pays est lourd. Il est fracturé. Il est parfois inquiétant.
Tout cela doit cesser.
Ici, à Poissy, nous sommes une mosaïque de notre beau pays.
Et la France est un beau pays.
Un pays fort de ses différences.
Un pays riche de ses cultures.
Un pays façonné par des femmes et des hommes venus d’horizons sociaux, culturels, spirituels multiples.
Pour que la France reste ce beau pays, nous devons nous respecter.
Nous devons accepter nos différences.
Nous devons continuer à bien vivre ensemble, quels que soient nos quartiers, quelles que soient nos confessions, quelles que soient nos histoires personnelles.
Nous l’avons toujours fait ici.
Et c’est pour cela que viser délibérément des habitants, des mamans, des jeunes, des élus, c’est inacceptable.
Victor Hugo écrivait : « La liberté commence où l’ignorance finit. »
La démocratie commence, elle, là où la violence s’arrête.
Je suis fier d’être ici aujourd’hui.
Fier de nous retrouver ensemble.
Fier d’être né dans ce quartier populaire à deux pas d’ici.
Fier d’y habiter encore.
Fier de voir ces mamans rester debout malgré la peur, parfois malgré les menaces.
Fier de vous voir là, fidèles au rendez-vous de la République.
C’est ça, Poissy.
C’est ça, la France.
Une séquence électorale, quelle qu’elle soit, est un combat d’idées.
Un combat de projets.
Un combat pour un objectif simple et noble : rendre la vie meilleure et servir ses habitants.
Ce n’est certainement pas passer son temps à stigmatiser.
Ce n’est certainement pas provoquer.
Ce n’est certainement pas attiser les tensions.
Nous savons — et nous saurons précisément — qui a usé de ces tirs de mortier.
Nous découvrirons que ce sont des mineurs.
Nous saurons aussi qui a tiré les ficelles.
Et je vous le dis avec gravité : nous serons stupéfaits.
Je souhaite que les auteurs soient punis sévèrement.
Non par esprit de vengeance.
Mais par exigence de justice.
Pour que jamais cette violence gratuite ne puisse persister à Poissy — quels que soient les élus qui se présentent, quels que soient les citoyens qui se rassemblent.
Dans un contexte national et international particulièrement fracturé, particulièrement instable, nous devrions au contraire faire montre de fraternité et de solidarité.
La fraternité n’est pas un mot gravé au fronton des mairies pour faire joli.
C’est une exigence quotidienne.
C’est une responsabilité collective.
Alors je forme un vœu.
Que cette campagne municipale se poursuive dans le calme.
Avec sérénité.
Avec dignité.
Je souhaite une très belle campagne à tous les candidats, sans exclusive.
Une campagne de projets.
Une campagne d’idées.
Et que le meilleur gagne — pour Poissy.
Parce qu’au fond, nous servons la même cause : celle de nos habitants.
Celle de notre ville.
Celle de la France.
Pour que vive Poissy.
Vive la République.
Vive la France.
Karl Olive



















